Vendredi 16 novembre 2007

Ce matin, Florencio veut aller visiter des exploitations de tara à Polan. Il parait qu'elles sont très mal entretenues et ne produisent
presque rien. Il voudrait donc y étendre le projet d'Adefor, pour apprendre aux gens à tailler les arbres, les nettoyer etc. pour augmenter la production. Dans la zone les gens sont très pauvres,
n'ont pas de travail et survivent difficilement avec leurs maigres cultures. Le projet pourrait les aider à se développer.
En arrivant on repère une colline, couverte d'arbres. Il y en a des centaines! voire des milliers... En s'approchant, on se rend compte qu'en effet, ils sont très mal entretenus : couverts de parasites divers et variés, pleins de branches mortes, et ils n'ont presque
aucune feuille...
En repartant on croise la propriétaire :
- Vos arbres sont en très mauvais état, ils ne doivent presque rien produire?
- Oui, cette année on n'a rien récolté.
- Vous ne voudriez pas qu'Adefor vous aide, pour s'occuper de vos arbres?
- Non, je ne veux pas m'occuper des arbres.
- Mais vous savez qu'ils vont mourir? Ils sont condamnés si vous ne faites rien!
- Oui. Mais Dieu donne, et Dieu reprend. C'est comme ça.
par Nolémie
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Vendredi 28 septembre 2007
D'après la madame de l'office du tourisme :
"Si vous voulez visiter les ventanillas de
Combayo et que vous aimez marcher, j'ai une balade à vous proposer. Prenez un combi jusqu'à Otuzco, descendez à l'ultimo paradero. Vous
continuez sur la même route, et vous arriverez aux ventanillas de Combayo. C'est à 2h de marche."
Comme on a encore rien à faire de la journée, on décide de faire cette balade. Le temps de retourner chercher de la crème solaire, de s'apercevoir qu'on s'est enfermées en dehors de notre
chambre, d'aller chercher le gardien pour qu'il nous ouvre, de retourner chercher la crème solaire qu'on avait ré-oubliée, il est déjà 10h et demi.
On prend donc un combi jusqu'à otuzco, et on commence à marcher.
On se fait doubler de temps en temps par des voitures pleines à craquer, dont les occupants se retournent pour nous dévisager... Mais on ne s'inquiète pas trop.
Et puis on croise aussi quelques personnes qui nous demandent où on va, et qui nous regardent d'un air surpris quand on leur répond... mais bon, on continue.
Finalement on engage la conversation avec una dame qui marche comme nous le long de la piste :
-Vous allez où?
-A Combayo!
-A Combayo? mais c'est à au moins 4 ou 5h de marche! Moi ça fait qu'une demi heure que je marche et je suis déjà fatiguée...
Comme elle marche à 2 à l'heure en portant un bébé, on se dit qu'elle surestime un peu les distances et les temps de marche, on la double et on continue notre chemin...
Mais un peu plus loin une fille nous confirme qu'il faut bien 4h pour arriver à Combayo, et qu'on ferait mieux de faire du stop...
Estelle tend donc son pouce, un camion s'arrête, on escalade et on s'installe dans la cabine. Le chauffeur est super sympa, on discute : il va livrer des matériaux de construction, en fait Combayo
c'est à 2 h en voiture, pas à pied!
Après une bonne heure de route, il nous dépose devant le site. Il nous propose même de nous récupérer au retour pour nous ramener à cajamarca.
Et on peut enfin visiter! C'est vrai que ça vaut le détour...
Inutile de préciser que pour rentrer, on prend un combi!
En arrivant à Adefor, le gardien se moque : "Alors, vous avez réussi à aller jusqu'au bout à pied?"
par Nolémie
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